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Nouvelles

La Russie suspend sa participation à l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes

today31/10/2022 2

Arrière-plan
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C’est un prétexte qui vient confirmer une menace que Vladimir Poutine laissait planer depuis quelque temps. En réaction à l’attaque aux drones dans le port de Sébastopol en Crimée ce samedi matin, la Russie se retire de l’accord sur les exportations de céréales, signé le 22 juillet à Istanbul sous l’égide de l’ONU. Un accord ô combien vital pour les pays les plus pauvres de la planète, très dépendants des céréales ukrainiennes, mais aussi pour l’Ukraine dont c’est l’une des principales sources de revenus. L’Ukraine dénonce «un prétexte» par la voix de son ministre des Affaires Etrangères Dmytro Kouleba qui appelle «tous les Etats à exiger de la Russie qu’elle mette fin à ses jeux de la faim et qu’elle s’engage à nouveau à respecter ses obligations». Le ministre ukrainien de l’Infrastructure, Oleksandre Koubrakov, a par ailleurs indiqué ce dimanche matin que les exportations de céréales depuis les ports ukrainiens sont à nouveau «impossibles», à cause du «blocus du couloir céréalier par la Russie». (1)

Comme à l’accoutumée, l’annonce s’est faite sur le canal Telegram du ministère russe de la Défense : «Compte tenu de l’acte terroriste réalisé par le régime de Kyiv avec la participation d’experts britanniques contre des navires de la flotte de la mer Noire et des navires civils impliqués dans la sécurité des couloirs céréaliers, la Russie suspend sa participation à la mise en œuvre de l’accord sur les exportations des produits agricoles des ports ukrainiens.»

Selon Moscou, le port de Sébastopol a été visé par une attaque «massive» de drones au petit matin. Attaque repoussée, ne faisant que des «dégâts mineurs» mais qui visait selon l’armée russe des cargos destinés aux transports de céréales. Version strictement réfutée par les Ukrainiens. Selon un conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur, Anton Gerachtchenko, «à la suite de la manipulation négligente d’explosifs dans la baie de Sébastopol, quatre navires de guerre de la flotte russe de la mer Noire ont explosé, dont une frégate et un navire de débarquement».

Prétexte

Vidéo associée : Zelensky accuse la Russie de retarder « délibérément » les exportations de céréales ukrainiennes.

Rhétorique guerrière classique qui fournit néanmoins à Moscou le prétexte parfait pour en finir avec un accord que Vladimir Poutine n’a cessé de critiquer depuis plusieurs semaines. Car si les Ukrainiens ont pu exporter une partie des millions de tonnes de céréales coincées dans leurs réserves depuis le début de la guerre, la Russie s’estimait lésée de ne pouvoir vendre aussi facilement sa production du fait des sanctions.

Peu avant l’annonce de la suspension de l’accord céréalier, le ministre russe de l’Agriculture avait une nouvelle fois critiqué le texte à la télévision, accusant les pays de l’Union européenne de s’approprier les exportations ukrainiennes devant revenir aux pays pauvres. Ce qui a été formellement démenti par le centre de coordination situé en Turquie. «L’accord sur les céréales, malheureusement, non seulement n’a pas permis de résoudre les problèmes des pays dans le besoin, mais les a même aggravés dans un certain sens», déclarait Dmitri Patrouchev, promettant de leur livrer gratuitement jusqu’à 500 000 tonnes de céréales russes. «La Russie ment pour instrumentaliser les pays pauvres, réagissait avant l’annonce du jour Elena Neroba, analyste ukrainienne pour Maxigrain, une société d’import-export de céréales. 70 % de notre farine part vers des pays africains et asiatiques. Leur but est de diminuer l’importance de nos exportations.»

«L’impact sera très important»

Les conséquences risquent d’être lourdes pour le monde entier. Après le 24 février, premier jour de l’invasion russe de l’Ukraine, le blocage des ports ukrainiens avait entraîné une flambée des prix alimentaires, faisant craindre des famines dans de nombreux pays. Si le pays n’avait pas retrouvé son niveau d’exportation d’avant-guerre, ne pouvant utiliser que quatre de ses six terminaux portuaires en eau profonde, la reprise du trafic des cargos a tout de même permis de faire chuter les prix des céréales depuis le mois d’août. En septembre, l’Ukraine a exporté près de 4 millions de tonnes de céréales, contre 7 en moyenne sur une année normale à la même période.

«Il est vital que toutes les parties s’abstiennent de toute action qui mettrait en péril l’accord céréalier de la mer Noire», déclare dans un communiqué le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, soulignant que cet accord avait un «impact positif» pour l’accès à l’alimentation de millions de personnes à travers le monde. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a réagi ce dimanche sur Twitter, exhortant la Russie à «revenir sur sa décision» de suspendre l’accord, qui «met en danger la principale voie d’exportation de céréales et engrais dont on a besoin pour répondre à la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre». (1)

Lors d’une interview accordée à Libération mi-octobre, le spécialiste Andrey Sizov, qui suit l’évolution du marché des céréales en mer Noire, envisageait déjà que Vladimir Poutine mette fin à l’accord avant la date prévue, soit après la mi-novembre. «L’impact sera très important, car cela représente autour de 70 % des exportations nationales pour l’Ukraine. Cela va entraîner une nouvelle flambée des prix.» Selon lui, si la Russie veut quitter l’accord, c’est a priori pour asphyxier l’Ukraine, couper le robinet économique avant l’hiver, quitte à fermer le corridor maritime pour ses propres bateaux. «Pour le Kremlin, l’accord actuel n’est pas aussi important économiquement qu’il ne l’est pour l’Ukraine. Je pense qu’il tenait jusqu’ici du fait d’un accord en sous-main entre Erdogan et Poutine, peut-être plus large même, impliquant d’autres pays comme la Syrie, l’Azerbaïdjan ou encore l’Arménie.» Quoi qu’il en soit, accords cachés ou non, il semble que les difficultés rencontrées par la Russie sur le terrain à cause de la contre-offensive ukrainienne restent la préoccupation première du Kremlin. Quitte à affamer le reste du monde.

Source: Liberation

Écrit par: Readmin

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